23 juin 2008

T'as ton bac ?

baccalaureatSuresnes, juin 1998. 10 ans. Le bac. A propos duquel les médias prennent un malin plaisir à nous bassiner [d'ailleurs c'est pour ça que j'en rajoute une couche]. Terminale L option latin, ça vous donne le privilège de côtoyer des gens tout droit sortis des lycées Ste Marie et St James de Neuilly. - Prout prout ma chère, vous n'auriez pas vu mon serre-tête par hasard ? Nous aussi on vient de Ste Machin, mais n'empêche qu'on a quand même l'avantage d'avoir l'air… normal. Enfin je crois. Moi, entre une tête de classe  et un (faux) cancre qui se sous-estime et qui est sûr qu'au mieux il passera le rattrapage, je me dis que non, j'ai toujours détesté le repassage. Ce qui ne m'empêche pourtant pas d'arriver à l'épreuve de maths sans règle ni calculatrice. - Oups, je les ai oubliées à la maison, c'est ballot. Calcul de probabilité… - Mmmmh, voyons voir, Mademoiselle, ça mériterait bien un 4. - Ca tombe bien, c'est mon chiffre fétiche.

10 ans. Les résultats. L'attente fébrile devant des grilles que j'aurais bien envie de massacrer. Puis dans la cohue générale, je cherche mon nom. Chouette, il est dans la bonne liste. Attends un peu, faut que vérifie… une fois… deux fois… trois fois… nan mais vraiment, j'ai peut-être mal lu, on ne sait jamais !

Et l'autre zigue qui saute de joie avec sa mention. Le cancre, je veux dire [parce que la tête de classe, c'était évident]. Un paradoxe de la vie qui me fait réaliser que les neurones de cette planète on décidément été sacrément mal répartis. Les 3 latinistes de Sainte Machin l'ont eu haut les mains, peau de lapin, la prof de latin en maillot de bain. Ouais en fait non, ça ira merci.

10 ans. J'appelle mon père. - Je l'ai, je l'ai !, je lui crie au téléphone. - Nan mais t'es sûre ? Parce que j'ai regardé sur le Minitel [roh le dinosaure] et j'ai pas vu ton nom. - Je te merde, toi, le Minitel et la secrétaire qui t'a aidé à taper 3615 TAPATONBAC…

10 ans. Le temps d'une journée, on devient la fierté ou la honte de ses parents. Jusqu'à ce que la joie ou la colère passe, que les examens suivants se soldent à peine par un sourcillement de leur part, que ce soit en cas d'échec ou de réussite. - T'as eu ton DEUG ? Ah oui ? Bon bah c'est bien. T'as eu ta licence ? Ta maîtrise ? Ton DESS ? On est contents pour toi.

- Nan mais dites donc, c'était autrement plus difficile que le bac, je vous fais remarquer. Vous pourriez au moins faire l'effort de sortir le champagne !

10 ans. Les nouveaux horizons, les nouveaux rêves, les nouvelles rencontres.

10 ans, et je n'ai jamais retrouvé autant de camarades de classe que cette année. Il y a des caps qui doivent générer des élans de nostalgie… 3615 TESVIEUX, sans doute.

Ouais. C'était il y a 10 ans. Il y a un siècle. Il y a une éternité…

Et parce que trop tard, je l'ai dans la tête maintenant :

Posté par Sparadra à 21:24 - Divers et variés - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juin 2008

Serial goodbyes

Notifier, payer, téléphoner, résilier, trier, jeter, ranger, réparer, empaqueter, récurer, réserver, déménager...

Mais surtout…

Dire adieu aux profs en leur payant une tournée au pub du coin.
Dire adieu aux élèves en arrivant en classe avec des bombecs.
Dire adieu au personnel administratif en leur portant des chocolats.
Dire adieu à la proprio en lui rendant un appart' encore plus propre qu'avant.

Faire une dernière caresse au chat que je croise tous les matins en allant à l'école.
Voir les derniers écureuils gris croiser ma route.

Demain, commence officiellement ma dernière semaine de cours, ponctuée d'adieux et de dernières fois.

J'ai rarement ressenti autant d'émotions en même temps : la tristesse du départ, le stress du déménagement, la joie d'habiter enfin près de ma famille et mes amis, l'impatience de voir le nouvel appartement, l'excitation du nouveau bouleau, l'angoisse de ne pas être à la hauteur et de décevoir, l'espoir de ne plus vivre dans le provisoire, l'envie de me planter quelque part pour au moins quelques années, et tout simplement la peur de l'inconnu.

Evidemment, mes nuits n'ont jamais été aussi agitées qu'en ce moment… Je vis à la fois dans le positif et l'inquiétude, et ça ne fait pas forcément bon ménage. La nuit dernière, j'ai rêvé que j'hébergeais un serial killer…

EDIT : Oliv' m'a signifié qu'il y avait des problèmes d'affichage du blog. Ca m'arrive assez régulièrement aussi de ne voir dans mon navigateur qu'un fond bleu et du html merdicum. Des fois cha marche, des fois cha marche pas. Ca vous le fait aussi ? Et si oui, merci de m'indiquer quel navigateur vous utilisez. De toute façon, j'envisage d'aller voir ailleurs si j'y suis, histoire que le déménagement soit vraiment complet.

Posté par Sparadra à 23:19 - Brit-british - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2008

And the winner is (again)...

Qui c'est qui qui va habiter au 3ème étage et demi ? Qui c'est qui ? Hein ? Qui c'est qui ?

C'est moooouuuuuuaaaaaa !

Qui c'est qui qui a vue sur le square ? Qui c'est qui ?

C'est encore moooouuuuaaaa !

Qui c'est qui qui est super frustrée de ne pas pouvoir voir l'appart' tout de suite, même en photo ?

C'est toujours moooouuuuaaa !

2 semaines, punaise... Viiiiiiiiiiiite !

Et encore merci à Leb' pour la jolie chanson de Vonda, Finally Home :

Posté par Sparadra à 21:10 - Vie parisienne - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juin 2008

Pourvu que...

Si l'agent immobilier tient parole, demain, à la même heure, je serai l'heureuse locataire d'un petit 2 pièces dans le 12ème arrondissement, au 3ème étage et demi, avec vue sur square depuis le salon. Put***, encore 24h de stress. Je vais encore pas dormir de la nuit...

Et en plus, pour ajouter à l'agitation, futur Boss (va falloir que je lui trouve un nom à celui-là) me ch** déjà un pendule parce que je commence le 7 juillet et pas le 1er (genre ça fait 15 jours qu'il est au courant mais il ne réagit que maintenant). Nan parce que Môssieur pensait que je pouvais commencer le boulot sans m'être au préalable réinscrite à la sécu et procuré les papiers nécessaires à la rédaction du contrat final. Pfff, ça commence bien !

Posté par Sparadra à 20:33 - Vie parisienne - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juin 2008

Maaaaiiiiison !

Après le boulot, l'appartement. Vous avez le droit de prier pour moi, d'aller allumer un cierge à l'église du coin, de toucher du bois... Si le zigue avant moi donne une réponse négative, l'appart' est pour moi. Oh c'est pas Versailles, hein ! Juste un appart' où...

- Le coin cuisine ne se résume pas à une vieille gazinière et est effectivement doté d'un évier [oui, c'est prouvé, il y a des proprios qui écrivent "cuisine" dans les annonces alors qu'il n'y a même pas d'évier, genre c'est normal d'aller faire la vaisselle dans la salle de bain],

- Il ne faut pas enjamber les toilettes pour accéder à la douche,

- Il y a une fenêtre dans la chambre,

- La mention "sur cour" ne signifie pas "obscurité permanente",

- Il n'y a pas besoin de se farcir 7 étages sans ascenseur,

- Le parquet ne donne pas l'impression que le sol va s'écrouler si on marche dessus.

Et cerise sur le gâteau, c'est à un prix raisonnable (pour Paris) dans le quartier qui m'intéresse.

En plus, c'est au 3ème étage et demi. Et moi j'ai bien envie d'habiter au 3ème étage et demi, ça pète ! Hé, tu montes chez moi ? J'habite au 3ème étage et demi !

Posté par Sparadra à 22:55 - Vie parisienne - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juin 2008

A table !

La cuisine et moi, ça fait deux. Enfin je la mange, mais alors pour la faire... Je ne suis pas vraiment née avec un rouleau à pâtisserie dans les mains, si vous voyez ce que je veux dire. C'est familial, paraît-il : toutes les femmes de la lignée sont maudites jusqu'à la 13ème génération et on cuisine comme des... heu... comme des hommes mariés.

Mais comme on m'a honteusement taguée alors qu'à chaque fois je dis que non, ne me taguez plus pliz parce que j'aime pas trop ça, je reste malgré tout polie et je me sens obligée lui obéir [C'est de sa faute à elle, bouhouh !]. Ceci dit, une fois de plus, je casse la chaîne et ne tague personne. Scotch fait pareil, le salaud.

1) Un aliment que je n'aime pas du tout :

Les huîtres. Non vraiment, c'est dégueu, faites pas semblant d'aimer alors qu'en réalité vous les avalez toujours tout rond ! Et aussi, vous savez que les urgences sont remplies de gens qui se sont ouverts la main au lieu d'ouvrir une huître ? Et puis c'est moche, une huître. C'est flasque, ça se rétracte quand on met du citron dessus, ça prend plein de place dans l'assiette et ça coûte un bras. Joyeux Noël.

2) Mes trois aliments préférés :

- Les rillettes. Mais alors les vraies par contre, celles du charcutier. Chez Bordeaux Chanel, c'est tout sec avec 3 cm de gras blanc dessus, beurk.
- Les cèpes. C'est mon côté sud-ouest qui ressort... Ma tante, quand elle prépare ceux qu'elle a ramassés de ses blanches mains en Dordogne, c'est une vraie tuerie. D'ailleurs c'est presque un rituel : j'ai toujours des cèpes quand je viens chez elle. Sinon je la renie.
- Les pommes de terre (pour mettre avec les cèpes). Et puis d'abord on ne peut pas vivre sans patates, c'est interdit par la loi.

3) Ma recette favorite :

Question posée à une nulle en cuisine qui se contente de verser du lait sur ses céréales le matin... Bon alors en cherchant bien, je dirais le crumble rhubarbe-fraise. Merci Marmiton de sauver l'honneur de tant d'internautes mal dotés par la nature.

4) Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai encore jamais fait :

Le tajine. C'est méga trop bon, comme à peu près tout ce qui se mange et se boit en Afrique du Nord. Mais je n'ai ni le matos ni le courage de me lancer dans ce genre de plat.

5) Ma boisson favorite :

Je suis en train de tester le Shiraz de Californie, et moi qui ne boit habituellement jamais de vin pendant les repas, je trouve que je vide la bouteille assez vite...

6) Mon meilleur souvenir culinaire :

La cervelle au beurre fondu de ma grand-mère. De la cervelle d'agneau hein, pas la cervelle de ma grand-mère ! Comment ça "beurk" ? En fait c'est super bon (quand on ne se rend pas compte). Et à égalité, la traditionnelle forêt noire offerte par mon grand-père au restaurant le jour de mon anniversaire. Mais bizarrement, j'ai souvent l'impression que ça avait meilleur goût quand ils étaient encore là...

Ah tiens, on ne m'a pas demandé quel était mon pire souvenir culinaire... C'était le jour où je me suis aperçue que ma grand-mère venait de me faire manger du cheval. Ouais, la même que celle qui faisait de la cervelle. Psychologiquement, je ne sais pas si peux vous avouer que c'était bon...

Posté par Sparadra à 22:35 - Divers et variés - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2008

Les cordonniers sont les plus mal chaussés...

ch01_image04snoopy_doctor

De la même façon qu'ils réconfortent et conseillent leurs patients, on pense qu'ils savent en faire de même avec leur famille.

De la même façon qu'ils savent se rendre disponibles en casant un rendez-vous urgent dans leur emploi du temps déjà chargé, on croit qu'ils savent être présents auprès de leurs proches en toute circonstance.

Parce qu'ils soignent, on les croit incapables d'être malades.

Parce qu'ils écoutent patiemment, on n'imagine pas qu'ils aient besoin eux-mêmes de se confier.

Parce qu'ils gèrent les problèmes des autres, comment pourraient-ils eux-mêmes en avoir ?

Mon médecin de famille avait disparu depuis 6 mois. Remplacée par de jeunes médecins plus ou moins expérimentés (comme celui qui m'a prescrit du Valium pour des impatiences dans les jambes), je me demandais ce qui avait bien pu lui arriver. Je me doutais que c'était grave, elle semblait trop aimer son métier pour claquer la porte sans explication.

En fait, elle était noyée jusqu'au cou dans ses problèmes personnels et a fait une grave dépression nécessitant une hospitalisation de 5 mois. Et la revoilà la semaine dernière, dans son cabinet, les traits marqués par la fatigue mais les yeux un peu plus brillants que la dernière fois que je l'avais vue. Elle remonte la pente, aidée par d'autres médecins du corps et de l'âme, comme elle a si bien su aider ses patients auparavant.

N'empêche, je suis vachement contente de la savoir de retour. Et pas spécialement parce que je galérais à trouver un autre médecin de sa pointure.

Mais il faut que je m'enlève cette image de perfection que j'associe aux professions médicales. J'imagine toujours des personnes parfaites, avec une famille parfaite et un comportement parfait. Des personnes qui ont tout vu, qui ont été témoins de tous les maux, toutes les maladies, toutes les angoisses et toutes les crises existentielles. Des gens qui savent gérer toutes les difficultés, accompagner dans toutes les épreuves et faire preuve de recul et de compréhension. Le fait est que non, ce n'est pas parce qu'on sait comment aider les autres qu'on sait comment s'aider soi-même. La misère du monde – et des autres – n'est pas un entraînement permettant de résoudre ses propres misères.

Je l'espère de retour pour longtemps. Même avec ce nouveau regard que je porte sur elle. Elle avait donc une faille…

Posté par Sparadra à 21:08 - Divers et variés - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mai 2008

Les lettres rouges de l'Olympia...

lyndaMon coeur est resté accroché aux cordes de sa guitare... C'était comme si j'avais passé 3 heures durant dans le tambour d'une machine à laver pour finalement en sortir lessivée.

Lynda, elle emmène son public au sommet du rire ou dans les bas-fonds de la tristesse. La limite entre l'empathie et la compassion n'est pas très bien définie dans ses incarnations de l'ordinaire, mais elle va toujours au bout de l'émotion. Brute, l'émotion, car elle chante sans complaisance et sans pudeur. Elle ne cache pas la grivoiserie dans des sous-entendus, ne mâche pas ses mots et fait sauter la carapace plus ou moins épaisse de chacun.

Hilarité générale avec "Ma chouette", "Au nom de toutes les frustrées" et "Les souliers verts". Silence ému sur "La centenaire", "Paul-Emile a des fleurs", "Tu t'appelles Marguerite" et "Une mère". Elle ouvre une parcelle de vie en chaque individu, et ce qu'on n'a pas vécu soi-même, on l'a forcément connu chez les autres. Chacune de ses chansons est un retour à la réalité dans toute sa dureté, sa douceur ou sa légèreté. L'humour est toujours une arme efficace chez ceux qui ont une grandeur d'âme. Elle n'hésite pas à y recourir de manière parfois inattendue en modifiant les paroles de ses chansons, en y ajoutant des références ou en faisant quelques correspondances entre plusieurs de ses chansons. Comme les docteurs avec leurs fameuses balles de golf...

Et il y avait surtout ce qu'on ne trouve pas sur ses albums : les gestes, les sourires, les grimaces, la présence, le charisme.

Lynda, c'est une vraie personnalité, naturelle, spontanée, drôle et terre-à-terre. Ses chansons m'accompagnent depuis longtemps mais ce fut mon premier concert : un électrochoc émotionnel sur fond de 3 guitares pour toute intimité, expérience addictive à renouveler.

Son prochain album sort normalement à l'automne prochain et elle nous a gratifié hier soir d'un petit avant-goût en interprétant quelques chansons inédites. Elle ne s'arrêtait plus. 23h45, métro, bus, lit.

Ce que j'apprécie chez Isabelle Boulay, c'est sa capacité à sublimer l'émotion et à donner un sens aux expériences. Lynda, elle, balance à la figure du public la violence des sentiments et la fragilité de l'instant, sans jamais se départir de ce grain d'humour qui peut transformer un drame existentiel en parodie comique. Et sans ignorer les petites choses de la vie, si attachantes ou si exaspérantes. Mais jamais futiles.

Posté par Sparadra à 10:56 - Coup de coeur - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2008

Dis-moi, Céline...

celine_dion_tournee_continue_pub_bercy_L_1J'ai honte. Je suis d'une mauvaise foi épouvantable. Moi qui ai tiré à boulet rouge sur Céline Dion et sa tournée hors de prix, j'ai assisté hier soir à l'un de ses concerts parisiens à Bercy. Par contre, la place m'a été gracieusement offerte, alors on va dire que ça a efface en partie ma faute...

C'était peut-être la chose à faire en mémoire du bon vieux temps. Je ne l'avais jamais vue sur scène à l'époque où elle était accessible, alors je me suis dit qu'après tout, il fallait que je le fasse au moins une fois dans ma vie.

La scène trônait au milieu de la salle, ce qui veut dire que la majeure partie du temps Céline chantait d'un côté qui n'était pas le mien. Evidemment, sur les écrans, on la voyait toujours de face mais ça faisait un peu dvd…

Quelques applaudissements du public lorsque Bernard Laporte, Luc Plamondon, Jean-Luc Lahaie et R'né se sont installés dans le carré VIP puis le noir total.

Elle a commencé avec une robe et des chaussures de péripatéticienne. Rien de surprenant car ça fait un moment déjà qu'elle nous a habitué à ses goûts vestimentaires légèrement douteux. Elle chante bien, c'est évident, mais j'avais l'impression de voir un robot sur scène. Tout était travaillé, pensé, rodé, de ses déplacements sur la scène à ses moindres gestes. Beaucoup de danseurs s'agitaient autour d'elle, tant et si bien que j'en aurais bien dégommé quelques uns si j'avais eu une carabine. "Shoot 'em up", criait la voix dans ma tête…

Mais surtout, au-delà du show à l'américaine, Céline était une vraie caricature d'elle-même. Sa prestation était ponctuée de pas de danse ridicules et d'expressions faciales exagérées. Et on a même eu droit à la traditionnelle petite larmiche. Le peu de fois où elle s'est adressée au public, c'était pour sortir des banalités téléphonées ["revenir à Paris, c'est comme rentrer à la maison" bla bla bla].

Tout était vraiment trop. Trop attendu, trop bruyant, trop superficiel, trop grand, trop maîtrisé, trop lisse. Et la déception a été d'autant plus grande qu'il n'y a eu aucun autre artiste invité à partager la scène avec elle le temps d'un duo. J'ai guetté l'ombre de Jean-Jacques, qui n'est malheureusement pas venu...

Quelques points positifs quand même, sinon on va m'accuser de m'acharner sur Céline :

- Je n'ai *jamais* vu une ambiance pareille à un concert de ma vie ! C'était tout simplement hallucinant, et rien que pour ça, ça valait peut-être le détour. C'est là qu'on réalise que Céline n'a plus rien à voir avec les artistes francophones traditionnels et qu'elle est désormais sur une autre planète.

- Une chanson que je ne connaissais pas a été magnifiquement interprétée avec un piano pour seul accompagnement. Elle figure probablement sur l'un des derniers albums que j'ai écoutés rapidement sur internet. La performance live était nettement mieux que l'originale :

free music

- La première partie du spectacle était assurée par Michael Gregorio, imitateur de son état et spécialiste des chanteurs vivants et disparus. Cet artiste a un talent phénoménal ! Je dois sortir de ma campagne parce que je n'ai jamais entendu parler de lui alors qu'il y a plein de vidéos sur youtube…

Et c'est donc sur cette note positive que je vais conclure [sur un malentendu ça peut marcher…].

Posté par Sparadra à 10:57 - Divers et variés - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mai 2008

And the winner is... me !

Soit les sites Internet sont des menteurs, soit je suis tombée sur l'exception qui confirme la règle. Elle était douce, aimable, gentille et prévenante. Et en plus elle m'a offert le boulot.

Je suis donc bientôt officiellement assistante trilingue dans une grosse boîte dont je tairai le nom, avec un poste de traductrice qu'on me réservera normalement d'ici quelques mois. Alors moi je dis que punaise, du premier coup, j'ai du bol ! Et en plus il y a un super CE. Et en plus il y a un service qui m'aidera à trouver un appartement et prendra en charge le coût de mon déménagement. Et en plus… la fille des ressources humaines a appelé un coursier pour qu'il me ramène en voiture jusqu'à la gare.

A côté de ça il ne faudra pas qu'il me vienne à l'idée de compter les heures de boulot, mais on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Y'a pas marqué La Poste, il paraît.

N'empêche que si j'obtiens effectivement le second poste, ce sera l'aboutissement de toutes mes années d'études… Traductrice… Je m'y vois déjà…

'scusez-moi, je suis encore dans la phase "petit nuage" : un nouveau boulot, bientôt un nouvel appart', tout près de ma famille et de mes amis… Je vais reprendre une vraie vie sociale ! Non pas que je n'en avais pas en Angleterre, mais j'ai toujours eu du mal à m'établir dans le provisoire, et à Paris je serai quand même chez moi.

Et les week-ends à Bordeaux, Lille et Bruxelles vont être faciles, je sens que je vais défaillir de joie.

Non mais sinon c'est toujours vrai que mes élèves vont me manquer, faut pas croire ! Avec elles, j'avais le sentiment de faire quelque chose d'utile, de laisser une trace dans leur caboche, de créer des liens, et ça il est peut probable que je le retrouve dans mon prochain boulot. Mais c'est comme ça, des liens différents se créeront probablement.

Oh et puis merde, c'est mon soir ! Champagne !

Posté par Sparadra à 20:51 - Au boulot ! - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »