26 mai 2009
Auto-congratulation
Ils m'ont poussée, encouragée, tannée, accompagnée, coachée pour que je franchisse le pas. C'est fait. Non seulement je suis auto-entrepreneuse, mais en plus je viens de recevoir ma première commande !! Je SUIS TRADUCTRICE ! Bon ok, n'importe qui peut s'auto-proclamer traducteur, d'autant plus qu'aucune justification de diplômes n'est nécessaire pour obtenir ce statut (ceci dit, en libéral non plus...).
Pour les ceusses qui vivraient dans une caverne et n'ont pas lu ou regardé les infos depuis plusieurs mois, ce nouveau statut permet aux salariés, chômeurs et retraités de se lancer dans une activité pour avoir des revenus complémentaires. Les taxes sont réduites et les procédures administratives simplifiées, à condition de ne pas dépasser un certain chiffre d'affaires.
Pas de pression (j'ai mon salaire, donc je ne dépends pas des revenus liés à mes traductions), pas de paperasse, pas de comptabilité contraignante... bref, c'est l'idéal !
Quant à mon premier contrat, ce sera dans le domaine paramédical. Et ça me permettra d'investir enfin dans un lave-linge. L'histoire du beurre dans les épinards, quoi.
Et un gros merci à Maud, Aurélie, LeMignon et Vincent qui ne me lisent pas mais à qui je vais devoir payer une tournée... :-)

21 mars 2009
Boulette au piment
Non, il ne s'agit pas d'une toute nouvelle recette de cuisine que j'ai expérimentée récemment mais de la dernière bourde par laquelle je me suis distinguée au boulot il y a quelques jours.
J'ai un poste un peu bâtard qui consiste - sous les ordres de GentilChef - à créer des documents permettant (en théorie) de faciliter la coordination entre les sous-domaines de mon service. C'est dans cet esprit-là que j'ai été chargée de récupérer un certain nombre d'informations importantes auprès de divers collègues pas toujours très coopératifs. Même si mon boulot consiste à faciliter la vie de tout le monde, il y a des gens qui sont toujours les premiers à se plaindre du manque de coordination mais qui sont aussi systématiquement mécontents d'être sollicités quand on leur demande leur avis... Ca a été le cas pour une personne en particulier qui m'a foutue en boule en faisant de la rétention d'informations (même pas secrètes, les infos !). C'est le bougon de service qui pense que tout le monde fait mal, qui râle tout le temps et qui croit qu'il n'y a que lui qui fait bien...
Furieuse, je retourne à mon poste et, pour me défouler, j'envoie un mail pour cracher tout mon venin sur ladite personne. Parfois, ça soulage d'écrire ! Sauf qu'évidemment, dans ma colère, au lieu de mettre ma copine en destinataire, je mets... le troufion de collègue !
Troufion a donc reçu un mail fort désagréable plein de fiel à l'encontre de sa propre personne...
Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite, et mon coeur a arrêté de battre quelques secondes quand - pour toute réponse - j'ai reçu de sa part un "c'est parfait !".
Après l'incident, mortifiée de honte, j'ai vainement tenté de le voir. Pour pallier à mon absence due à mon départ à Bruxelles, j'ai envoyé un mail d'excuses auquel il a gentiment répondu en passant l'éponge et s'excusant également d'avoir été désagréable avec moi.
L'ardoise est effacée, on a remis les compteurs à zéro, mais n'empêche... je me donnerais des claques, parfois !
12 janvier 2009
Voici
Au bureau, ça ragote, ça ragote. Et ça ragote encore plus quand il se passe *vraiment* quelque chose :
- NouvelleSecrétaire sort avec un expatrié. Personne ne sait qui sait, même si tout le monde se doute et croit savoir. Mission de la semaine: qui sera le premier à décrocher une confidence et à la partager avec tout le service ? En tout cas, il s'avèrerait que mon intuition féminine m'ait laissé tomber. J'avais opté pour un non-expat'. Mais je jurerais qu'il a tenté sa chance avec elle...
- Quelqu'un du service a présenté sa démission et part début avril. Impossible de savoir de qui il s'agit et tous les avis divergent. Mon nouveau chef est bizarre en ce moment, j'espère que ce n'est pas lui qui part...
- LeMignon - ni vu ni connu je t'embrouille - présente sa candidature dans tout un tas de boîtes. Le fourbe aurait des vues sur un poste à Toulouse. S'il part, mon job sera irrécupérablement et pathétiquement merdique.
Demain, je commence une enquête. Avec mon air de pas y toucher, je devrais pouvoir décrocher quelques indiscrétions... [Ben quoi, faut bien que je rende mon boulot un minimum intéressant !]
18 novembre 2008
1 pas en avant...
...3 pas en arrière.
Première grande nouvelle : le dîner de demain n'aura peut-être pas lieu, la collègue entremetteuse sentant une petite fatigue lui monter à la tête...
Seconde nouvelle : une petite tension est venue s'immiscer entre LeMignon et moi. On travaillait ensemble sur Excel. Lui voulait faire un graphique, moi un camembert. Ok, pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous... Mais quand Sparadra a envie de faire un camembert, bah elle peut avoir tous les LeMignons du monde avec tous les graphiques du monde à côté d'elle, bah elle fera sa fourbasse butée jusqu'à ce que mort s'en suive. LeMignon est retourné bouder avec son graphique des Ponts et Chausse-Pieds dans son bureau, moi j'ai boudé avec mon calendos, et finalement on a mis les deux dans le document final et partagé une clémentine. Ouf, on est sauvés ! Sauf que...
Sauf que son graphique, bah il craint quand même du boudin comparé à mon camembert, et les deux ensemble ça fait un peu too much dans l'excès de zèle. Si je revois encore son abscisse et son ordonnée rôder près de mon camembert, je lui explose la courbe !
Règle n° 1 : Ne jamais plier devant un homme, même si on a envie de lui arracher la chemise.
03 novembre 2008
On inverse les rôles !
LeMignon, ingénieur des Ponts et Chausse-Pieds de son état, s'est transformé en secrétaire. Notre principal client - qui vient d'un pays où les femmes ont pour seul droit de se cacher sous une burka - est en visite à Paris. Et qui donc est chargé de servir le café ? C'est LeMignon !
Dieu que c'est bon quand ce n'est pas aux femmes qu'incombent les tâches ingrates...
"Dites donc, mon p'tit, pour moi ce sera un déca. Et passez me voir dans mon bureau avant de partir !"
27 octobre 2008
Siège éjectable
Ce matin, j'apprends - comme à peu près 80% du service - qu'un de nos missionnaires va être licencié. Sauf que le missionnaire en question, ben il le sait pas encore, mais c'est pas grave parce qu'on était au moins 10 en copie du règlement de comptes entre Grand Chef et Sous-Chef.
Grand Chef, il est plus fort que tout le monde. Il a de haaaauuuutes responsabilités, il travaille dans un graaaand bureau, s'assoit dans un graaaaaand fauteuil de vrai chef, même que quand il parle, personne ne moufte. Dans un élan de courage inégalé, Dieu me demande *à moi* de rechercher certains documents qui pourraient mettre en difficulté le futur ex-employé (un gars qui fait le même boulot que moi dans un pays où il ne fait pas bon vivre) (et avec qui je rigole bien par mail) (et qui doit me rapporter des dattes confites enrobées de miel pour son retour en France).
Mais la Sparadra, c'est pas une balance. C'est pas elle qui va faire le sale boulot à la place du perfide Patron, ni livrer en pâture le pauvre animal blessé aux pieds de la bande de hyènes.
Alors Sparadra, elle a décidé que demain elle allait moufter. Et très fort. Rendez-vous est pris auprès de Dieu le Père. Et au risque que ça se termine mal, Sparadra va faire comprendre qu'elle est capable d'exécuter les tâches les plus ingrates, mais pas celles qui consistent à faire tomber les collègues.
Je suis une chevalière solitaire dans un monde dangereux, et si je pars, je kidnappe LeMignon, oh yeah !!*
* Et puis de toute façon, si jamais ça tourne mal, Super Avocat leur fera faire pipi dans leur culotte, à tous ces pleutres !!
26 octobre 2008
Travailler, c'est trop dur...
Au boulot, c'est l'apocalypse. Comme m'a dit mon chef, "dans cette boîte, c'est pas du travail, mais de la politique". Les petits veulent devenir grands, les grands se croient omnipotents, les jalousies s'exercent à tous les niveaux et les uns marchent sur les pieds des autres.
En plus, on ne fait pas toujours ce qu'on veut : on ne peut pas, par exemple, commencer la journée en ébourriffant les cheveux de LeMignon ou en lui arrachant son p'tit pull (oui, il met des p'tits pulls, en ce moment). On ne peut pas non plus envoyer promener un adjoint du Chef qui ne sait pas écrire une lettre sous Word. Ni dire au grand patron que son système de transmission de courrier est nul à chier et que maintenant j'y passe la journée.
Mais y'a un truc que je voudrais dire: c'est que bordel de merde, ça commence à faire un moment que je ne fais plus ce pour quoi j'ai été embauchée, alors faudrait p'têt' remettre les pendules à l'heure. Je veux bien rendre service aux uns et aux autres, mais je ne suis pas ni leur secrétaire ni leur boniche ! Merde à la fin !!!
Et en plus, pas un bonjour, pas un s'il vous plaît et pas un merci. Non mais ça va, on est pas des boeufs !
Demain c'est lundi, j'ai fait la connerie d'aller vérifier ma boîte mail du boulot et je sais d'avance que ce sera une journée de merde.
Tsé quoi ? J'attends encore une semaine et si les choses ne rentrent pas dans l'ordre, je prends rendez-vous avec les RH et je vais me renseigner pour savoir si l'herbe ne serait pas plus verte ailleurs. Ils ont poussé le bouchon un peu trop loin Maurice.
30 septembre 2008
Queen of the bourdes
L'été a été une période d'embauche particulièrement importante dans ma boîte. Des tas de jeunes actifs - certains tout juste diplômés - ont fait leur entrée dans le monde merveilleux des aéroports.
Les formations ayant été propices aux rencontres, et dans un souci de "relax attitude", on s'est tous mis à se claquer la bise et à se tutoyer. Il faut dire aussi qu'on est pour ainsi dire tous nés entre 78 et 82, ce qui favorise les rapprochements et les familiarités.
Sauf que dans le tas, il y en avait un qui - en dépit des apparences - n'était pas si jeune et novice que ça. Et vas-y que je lui claque la bise, que je le tutoie, que je lui parle comme à un pote de beuverie, que je l'invite à déjeuner et que je l'envoie gentiment bouler quand il me demande sans arrêt des tas de trucs qui me gonflent juste parce qu'il ne veut pas prendre 3 secondes pour faire les choses lui-même...
Ahem.
Cette semaine, me voilà assignée à la traduction en anglais des CV. Quand j'en arrive au sien, le choc. Arrêt cardiaque. Perplexité. Clouée sur ma chaise. J'étais pas entrée en 6ème qu'il était déjà architecte.
Gloups.
Est-ce que c'est ma faute à moi si ce type de presque 40 balais fait 15 ans de moins ? Hein ? Est-ce que c'est ma faute ?
Est-ce que ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille quand il m'a vouvoyé la première fois ? Non, parce qu'on le fait tous, la première fois.
Est-ce que ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille quand il a pris un poste élevé à son arrivée dans la boîte ? Non, parce que je me suis dit que c'était un p'tit jeune brillant (comme beaucoup d'autres).
Est-ce que ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille quand il a commencé à me dire de faire ci et ça, et de faire comme ci et comme ça ? Non, parce que je suis l'assistante du service et que je bosse pour tout le monde.
Est-ce que je suis d'une connerie irrécupérable ?
Et moi demain, je fais comment ? Comme si de rien n'était ?
Trop tard, je peux pas me mettre à le vouvoyer et à lui faire des courbettes du jour au lendemain. N'empêche que j'ai bien dû sortir 3 ou 4 montagnes de conneries, option Everest renforcé.
Notez qu'en même temps, ça n'a pas eu l'air de le gêner. Et vues le nombre de fois où il vient taper la discut' dans le bureau et me déranger pour des conneries, c'est que ma familiarité ne lui a pas déplu.
Mais quand même. Il a dû me trouver un peu gonflée au début.
Et la question que tout le monde se pose : mais pourquoi, nom de Dieu, personne ne m'a rien dit dans cette foutue boîte ?

EDIT : Après vérification, il n'a pas 40 mais 47 ans. Soit il peut dire merci à la chirurgie esthétique, soit c'est un extraterrestre. C'est pas normal de faire 20 ans de moins que son âge...
08 septembre 2008
Ô rage, Ô désespoir !
Naaaaaaaaan ! Why God, why !!! Je me disais bien aussi que je le trouvais bien absent aujourd'hui. Après une rapide enquête, le verdict est tombé : mon stagiaire a changé de bâtiment, I am dégouted ! Je ne vais plus pouvoir lui balancer mon sourire Signal Plus Expérience 40 fois par jour en passant devant son bureau (ben ouais, une fille a souvent besoin d'aller aux toilettes et il se trouve que comme par hasard c'est aussi le chemin pour se rendre à l'imprimante, et moi j'ai souvent besoin d'imprimer, évidemment).
Il reste toujours les mails, mais je suis un peu overbooked alors pas trop de temps à perdre à web-dragouiller.
Quant à la cantine, vous imaginez bien que ça ne va plus être aussi intime qu'avant. En changeant de bâtiment, il va forcément se faire de nouveaux amis ! Et bon, l'air de pas y toucher, je ne vais pas m'incruster tous les midis non plus, il va finir par se douter de quelque chose...
Gneu !
Ma prochaine mission : réussir à me faire muter dans l'autre bâtiment. C'est pas gagné...
04 septembre 2008
Les dents longues
Faites gaffes à vos collègues de travail, les gens. Dieu sait de quoi ils sont capables... J'avais oublié ce que c'était et redécouvre aujourd'hui la perfidie de la vie de bureau.
Le problème, c'est que j'ai tendance à croire que les gens que j'apprécie sont des gens biens, qu'ils sont sincères et qu'on peut établir des relations saines. Dans ma grande naïveté, je ne m'attends pas aux coups bas.
L'ambition fait faire des choses pas très louables et ça a encore le don de m'étonner. J'ai déjà vu des dents si longues qu'elles rayaient le parquet et de l'excès de zèle dans toute sa splendeur, mais quand ça tend vers le mensonge et qu'on en arrive à piétinner les autres, je trouve ça ignoble.
Au moins maintenant je sais à quoi m'en tenir. J'aimerais pouvoir dire que ça ne m'atteint pas mais ce n'est pas le cas. Ne voulant pas devenir ce que je ne suis pas, je vais essayer de composer et de ne pas créer de conflit...
Et je vous rassure, il ne s'agit pas de mon stagiaire (manquerait plus que ça !)