29 avril 2008
On ne change pas...
...chantait Céline.
Parfois, t'as l'impression de ne pas avoir avancé d'un pouce et tu crois que t'es restée la même depuis que tu a mis les pieds pour la première fois à l'université.
Et puis un jour, au hasard de retrouvailles pleines d'effervescence avec ta vieille potesse de beuverie (qui buvait plus que toi, soit dit en passant), tu réalises que non seulement tu as fait du chemin mais qu'en plus elle, bah elle a continué à boire et ça commence à se voir.
Soit tu t'affoles parce que tu mènes désormais une vie merdeusement conventionnelle [Tu ne mets plus tes Converse que le week-end, trop la honte !], soit tu flippes parce que ta cops est restée au stade "22 ans et je me murge encore 3 soirs par semaine".
C'était rigolo dans le temps. Ca mettait de l'ambiance dans les soirées. Mais à 29 ans t'es en droit de te demander si tout va bien dans sa caboche. Déjà, quand elle t'a dit qu'elle était serveuse dans un bar depuis 3 ans, tu t'es demandé pourquoi elle avait fait des études (brillantes, qui plus est). Ensuite, quand elle t'a proposé un joint, tu t'es insultée intérieurement après avoir sorti un "Non merci" poli [T'aurais pas un Hollywood chloro à la place ?]. Mais le summum de tout ça, c'était le samedi soir : marijuana (à donf), alcool (à donf aussi*) et amis à elle déjà bourrés avant même de commencer la soirée.
[Heu… Finalement je dois me coucher tôt, j'ai piscine demain !]
En fait, les retrouvailles étaient bien le samedi après-midi. T'as retrouvé la copine des bons jours, joyeuse, optimiste, pleine de vie. Après, elle était trop stone pour réaliser que t'attendais un peu plus du week-end. Le dimanche matin, alors que tout le monde cuvait dormait du sommeil de la larve bourrée, tu t'es retrouvée à prendre ton petit dèj' sur la plage et à découvrir Brighton en solo, presque heureuse d'avoir échappé quelques instants aux odeurs de tabac froid, de shit, de fonds de verres et de transpiration qui planaient dans la maison.
Elle a quitté son boulot. Bonne nouvelle. Elle rentre quelque temps en France chez sa mère pour réfléchir à sa vie. Bonne nouvelle aussi.
Tu l'apprécies toujours autant, c'est pas le problème. C'est juste que l'espace d'un week-end, tu l'as imaginée dans 20 ans, ravagée par le tabac et l'alcool et que ça t'a fait un peu flipper.
Alors ouais, finalement t'es peut-être plus la même qu'il y a 5 ans. Et c'est un peu tant mieux.
* T'as déjà goûté la Vodka au piment ? Essaye le jour où t'as la grippe. Sinon ça débouche bien les toilettes aussi...
22 avril 2008
Andrew Johnston's got talent
Dans mon pays d'outre-tombe Manche, il y a une émission qui s'appelle "Britain's Got Talent". C'est une sorte de Nouvelle Star, à la différence que les participants peuvent montrer tout type de talent : chant, jonglage, danse, magie...
Il y a deux semaines, l'un d'entre eux, Andrew Johnston, a laissé juges et public sur le derrière. A 13 ans, il a un passe-temps plutôt hors du commun. Je vous laisse juger du talent de ce gamin pourtant chahuté à l'école :
Alors non, moi non ce n'est pas le genre de musique que j'écoute. Mais peut-être que je devrais. La découverte d'Andrew Johnston ne va pas sans rappeler celle de Paul Potts (alors vendeur de téléphones) l'année dernière, dans cette même émission :
Bon aller, on change de registre :
Ben quoi, c'est un talent aussi ! Pour moi qui n'ai jamais pu apprendre à mon chien comment donner la patte, ça relève du miracle...
20 avril 2008
Un poil de mauvais poil
Mode Schtroumph grognon, Bourriquet et Grincheux. Ouais, les trois en même temps.
- D'abord, mon cousin et sa cops m'ont quittée après une semaine de crapahutage londonien. Je me sens seule, d'un coup... J'ai plus personne à qui proposer mon crumble rhubarbe-fraise "qui tue gavé" (comme disent les jeunes dans le sud-ouest). Bizarrement, il me reste des petits pois-carottes. J'avais oublié qu'un mec de 21 ans pouvait se priver de légumes et se nourrir exclusivement de cheesecake, crumble et cookies pendant 7 jours consécutifs sans prendre un gramme...
- Ensuite, le pire du pire de bordel de m** que je vais me aller me pendre de désespoir : ma dernière vraie semaine de cours avec les Premières et les Terminales débute demain. Le temps des adieux n'est pas encore venu, mais là je crois que j'ai atteint le premier palier de la déprime pré-départ. Rendez vous compte, je vais leur râbacher pour la dernière fois qu'on ne dit pas "possiblement" mais "peut-être". Qu'on ne dit pas "avoir parti" mais "être parti". Qu'on ne dit pas "aller à la toilette" mais "aller aux toilettes". Qu'on ne dit pas "j'ai oublié mes devoirs à la maison" mais "mon ordinateur est tombé en panne"... Bouhouhouh !
- Ca fait 3 mois qu'on se tape le froid, le vent et la pluie. Pays pourri.
Et sinon - parce que je sais que ça passionne les foules et que ça manque un peu d'actualité people - la nouvelle de la semaine : Isabelle Boulay est enceinte. Non, ne me dites pas merci, je savais que ça vous ferait plaisir.
Et une petite chanson pour la route. Une chanson que j'aime bien, histoire de me foutre le bourdon un peu plus :
14 avril 2008
Mademoiselle l'aventure
Mon oncle et ma tante ont vécu cette aventure il y a 22 et 16 ans et j'espère la vivre un jour moi aussi. Une chanson du dernier album de Francis Cabrel, Des roses et des orties. Et on sent que c'est du vécu :
Et le reste de l'album est magnifique aussi. A acheter absolument !
09 avril 2008
Dring dring !
Ce soir, retrouvailles téléphoniques avec une camarade de beuverie d'université avec qui j'avais plus ou moins perdu contact (Facebook, ça compte ?).
C'est la personne la plus positive que je connaisse. Je me souviens des pauses cafés dans son placard à balai studio près de la fac, assise confortablement sur son pouf, et dont ces moments presque quotidiens restent encore parmi les plus jolis gravés dans ma mémoire. Malgré la petite taille de son appart', malgré sa petite taille à elle, elle avait un gros cœur débordant de joie et d'optimisme et des bras assez grand pour entourer Julie, Maxime, Julianna, Elizabeth et Sparadra en même temps.
On perd parfois des amis qui tout compte fait ne l'étaient pas vraiment, mais ça arrive aussi de renouer avec des amis qu'on n'attendait plus. Elle habite en Angleterre depuis 3 ans, et maintenant qu'on se retrouve enfin la voilà qui part pour Barcelone.
Peut-être que 2 ou 3 années vont encore nous séparer après son départ, elle a toujours eu un parcours chaotique et ne supporte pas de rester bien longtemps au même endroit, mais sa personnalité et son amitié n'ont pas changé. On s'était perdues de vue mais on ne s'était pas oubliées et j'attends aujourd'hui ce samedi 26 avril avec la même impatience que les pauses cafés d'il y a 4 ans, quand on décidait que finalement c'était mieux de continuer à refaire le monde que de retourner en cours. Ce soir, j'ai retrouvé le même rire, la même voix chaleureuse et enjouée que je n'avais plus entendus depuis trop longtemps. Et ça fait du bien.
Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil.
03 avril 2008
L'aventure capillaire
Mère-grand, malade de sa personne, annule honteusement et au dernier moment la virée courses prévue aujourd'hui pour soit disant passer une scintigraphie pulmonaire. Qu'est-ce que les grand-mères ne sont pas prêtes à faire pour faire flipper leurs petites filles, je vous le demande…
Toujours est-il que je me retrouve soudainement avec une après-midi de libre que je décide de remplir intelligemment en faisant un saut chez le coiffeur.
Périlleux, le saut. Ta mère en slip devant le Monoprix, comme on disait y'a 10 ans.
Fut-il possible que je souffrasse de disfonctionnement ophtalmique pour que ce que j'avais cru voir "cuivré" sur l'échantillon se transformasse en rouge pouffiasse une fois ma chevelure exhibée sous le soleil parisien ? [Ce sera 85 euros, merci au revoir]
Moi, abasourdie, je rase les murs le plus discrètement possible jusqu'à chez mes parents. Je me précipite dans la salle de bain pour admirer ma coiffure flamboyante dans la glace. Si j'ose me présenter comme ça en classe mercredi, j'achève une fois pour toutes le chapitre de ma réputation à l'école.
Non non, c'est décidément trop moche. Je me décide à affronter les éléments les regards inquisiteurs de la foule et m'engouffre dans le premier salon de coiffure venu. "Dites Madame, ce serait possible de passer un coup de Ripolin là-dessus ?"
2 heures et 90 euros plus tard, on a sauvé les meubles. Pas de quoi prétendre que je le vaut bien en faisant voler ma crinière dans le vent, mais je vais au moins pouvoir franchir le seuil de la classe la tête haute. Un peu violette, la tête, mais haute.
Non, le lampadaire, ce ne sera définitivement pas moi.
02 avril 2008
Salade composée

Retour forcé de Lille. Non, je n'ai pas pu m'enchaîner au beffroi pour manifester mon manque de volonté à réintégrer le domicile parental.
Mon sac de voyage qui me lâche dans le métro. Ben merde alors, ça roule plus et c'est lourd comme un semi-remorque. Ben re-merde, les escalators de St Lazare sont en panne…
Un premier entretien pour du boulot – bordelus de merdum, je me paume dans Orly Parc. Z'avez déjà essayé de courir le 400 mètres haies en talons ? Je passe en mode Super Jaimie et j'arrive quand même à l'heure. Merci Narta anti-transpirant !
Une amie de ma mère qui me prend pour le service après-vente Darty. "Je comprends pas, le câble de l'imprimante veut pas rentrer dans le port USB". "C'est normal, ça c'est le port éthernet".
Une échographie mammaire mais ouf fausse alerte, une grand-mère qui va mal et qui a peur, un troisième et ultime trimestre qui s'amorce à l'école, les prémices d'une crise existentielle, un manque de confiance en soi, un Combat ordinaire, quatre Retour à la terre, une envie de voyage dépaysant, un besoin de projets qui dépassent le cadre du boulot.
J'ai besoin d'un remontant.