28 décembre 2007
Tu peux te brosser, Martine !
Avec mon cœur gros comme un montgolfière et mon estomac lourd comme une enclume, je n’ai rien d’autre à pondre qu’une mièvrerie d’après-Noël (ce que j’ai probablement déjà dû faire les années précédentes). Alors si c’est pour lire que j’ai adoré avoir le bébé dans les bras, que je kiffe grave ma famille et que j’ai hâte d’être à l’année prochaine, autant vous plonger dans un vieux Martine, ce sera sans doute mieux écrit.

Nan j'rigole, celui-là c'est pas un vrai Martine. Mais c'est le genre d'amusement qui circule en ce moment sur Internet, alors j'ai pas pu m'en empêcher.
Et un petit florilège de conneries Martine :
Ouais, les jeunes de maintenant, ça ne respecte plus rien.
21 décembre 2007
Joyeux Noël, Félix !
"Ouais ça y’est, comment elle se la pète avec son emploi du temps de ministre ! Elle en oublie même son blog."
Oui Madame. Oui Monsieur. Je jongle entre la mère-grand, les noces d’or de Machin-Chose, les retrouvailles diverses et variées et les courses de Noël… Genre c’est tellement sérieux que j’ai même pas le temps de regarder la Star Ac’ Questions pour un champion. C’est limite si c’est pas plus la glande quand je travaille, mais où va le monde ?
Alors peut-être que je reviendrai encore avant le 24 au soir, mais au cas où j’aurais autre chose à faire genre tartiner des toasts, je vous souhaite d’avance un joyeux Noël à tous. Aux 111 visiteurs déjà connus. Aux 201 visiteurs de la semaine. A ceux qui commentent et à ceux qui ne font que lire. Même à ceux qui débarquent ici en tapant "pintade chaperonnée", "vieilles salopes", "pouffes", "perruches", "maxitabou" et "céline coiffeuse". Les zamis vrais, les zamis web, les pervers, tout le monde quoi.
C'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim...
15 décembre 2007
Le Roi Lit
Finalement j'ai une autre requête de cadeau de Noël : un lit king size !!!!! Bon ok, faudra que je pousse les murs de ma chambre, mais le rêêêêêêêêêêve...
Et rien à taper de n'avoir personne d'autre que moi à mettre dedans, je pourrai faire le rouleau de printemps comme je veux !

Et dire que je suis sur le point de rentrer chez mes parents pour les vacances et que je vais retrouver mon lit de 90 cm... Groumph !
14 décembre 2007
Fourbasseries scolaires
Mes élèves, à l’approche de Noël, bah elles savent plus se tenir. Parce que rien foutre pendant les deux semaines qui précèdent le jour J, ça semble être une tradition inébranlable. Genre si tu leur dis d’ouvrir leur livre page 36 un 14 décembre, elles te font de gros yeux étonnés et te sortent un "Mais Madame, c’est Noël !". Elles s’attendaient à un dvd, ou un pendu, ou même rien, alors c’est sûr que le livre, ça fait un choc… Au début, tu te fais violence et tu insistes, même si entre nous t’aurais bien envie de regarder "L’age de glace" aussi. Mais non c’est non, allez hop, page 36 tout le monde ! Et plus vite que ça ! Qui c’est qui commande ici ?
Du coup, juste un peu à l’insu de leur plein gré, elles te chient tous les exercices un à un en répondant à côté de la plaque. Même que toi, au lieu de t’énerver comme le prof de maths dans la classe d’à côté, tu commences à te marrer. Et là c’est plus la peine d’insister, t’as perdu la partie et tu sors le dvd que tu avais caché dans ta chemise cartonnée, puisque t'avais un peu prévu que tu finirais par craquer… Mais faut dire aussi que le prof de maths a un avantage que toi tu n'as pas : il est barbu. Et la barbe, c'est bien connu, ça intimide. [Note pour plus tard : penser à me faire pousser la barbe]
Malgré toute ta bonté et ta faiblesse envers tes élèves, malgré la ½ heure de "L'âge de glace", elles ont toujours ta page 36 en travers de la gorge. Alors quand la cloche sonne, juste avant de passer le seuil de la porte, y’en a une qui te sort "you’re gonna pay for this" avec un sourire en coin. Ouais ouais, cause toujours tu m’intéresses…
Et puis à 16 heures, au moment où tu t’apprêtes à quitter l’école avec une sourire jusqu’aux oreilles parce que t’es en vacances, tu retrouves ta bicyclette pleine de guirlandes de Noël et les pneus dégonflés.
Les p’tites chipies… La prochaine fois, je leur passerai Germinal et je les forcerai à regarder jusqu'àu bout !
10 décembre 2007
Où sont les vieux ?
Bon ok, titre de merde. Mais n’empêche que c’est vrai. Il y a encore 10 ans, j’avais tout un tas de personnes âgées dans mon entourage immédiat. Grands-parents, voisins, amis de mes parents ou simples connaissances. Pour moi c’était quelque chose de normal. De temps en temps, j’allais remettre sur son fauteuil roulant la dame du rez-de-chaussée qui avait glissé, ou bien je discutais dans la rue avec la presque centenaire qui promenait sa chienne Pénélope (et dont les chiennes précédentes avaient toutes porté le même nom), ou encore je dînais au restaurant avec mes parents et une de leurs vieilles amies qui m’a toujours autant gâtée que mes propres grands-parents. Aujourd’hui, seule une grand-mère est encore en vie. Malgré son âge, l’énergie syndicaliste n’a de cesse de la maintenir dans une forme époustouflante... Mais les autres sont partis en un laps de temps finalement très court.
Et il y a l’épreuve par laquelle tout le monde passe au moins une fois dans sa vie : vider la maison d’un proche décédé. Je me revois encore dans la maison de ma grand-mère, à trier les objets qui m’étaient – et surtout *lui* étaient – familiers. "On garde, on donne ou on jette ?" Et là, t’as envie de dire "On garde, bien sûr !", sauf que tu ne peux pas tout garder… Les biens se retrouvent éparpillés aux quatre vents, tu te retrouves à lire des vieilles cartes postales conservées dans une boîte à chaussure, des photos, des documents, des pans de vie que tu ignorais et dont tu essayes de reconstituer le puzzle. Car oui, c’est seulement une fois qu’il n’y a plus personne pour apporter de réponses que toutes les questions se posent. Sur ce qui n’est parfois qu’un détail, et pas forcément le genre d’information capitale dans ta vie… mais des choses qui t’auraient aidé à comprendre telle ou telle réaction, tel ou tel sourire ou telle ou telle ombre.
Madeleine, elle aimait bien râler pour tout et n’importe quoi. Je pense que ça a dû sauter une génération et s’inscrire directement dans mes gênes. On dansait la capucine les soirs d’été au bord de la Garonne et là, bizarrement, elle ne râlait plus. Même que quelquefois, y’avait d’autres vieux qui venaient danser avec nous…
Louis s’achetait toujours un gâteau chez le pâtissier quand il allait faire les courses et le dévorait devant une bonne bière au café du coin. Et ça faisait toujours râler Madeleine.
Jean adorait réciter les fables de La Fontaine à ses petits enfants et raconter des histoires qui font peur quand ils refusaient de manger à table. Genre "Si tu manges pas, tu vas mourir". Quel déconneur, ce Jean !
Renée avait une écriture d’écolière. Et chaque mot était porteur de bonté.
Odette avait un chat qu’elle aimait profondément. Que ses neveux ont foutu dehors sitôt qu’Odette est morte. On se demande comment c’est possible d’être aussi gentil et d’avoir des salopards comme héritiers. La vie est injuste…
Lucie a élevé des enfants qui n’étaient pas les siens. A intégré une famille qui n’était pas la sienne. Se faisait appeler "Mamy" par tout le monde. Et c’était loin d’être injurieux !
Georges avait une trachéotomie, alors il ne parlait pas beaucoup. Mais ses yeux…
Alice était si maigre qu’on aurait presque voulu l’entourer de coton pour ne pas qu’elle se blesse. C’était la dignité qui la faisait tenir debout, et je crois bien que ça la rendait belle…
Et il y avait aussi Georgette, Bernard, Jacqueline, le Général, Louise et les autres… Des noms qui condensent un passé tantôt obscur tantôt lumineux, et que je n’ai pas oubliés.
Aujourd'hui que tous ces gens-là sont partis, je réalise que les prochains sur la liste appartiennent à la génération de mes parents. Si la vie fait bien les choses – et à choisir j’aime autant que ce soit le cas – je sais que je repasserai encore par là, mais j’espère que je me poserai moins de questions.
Et juste pour vous rassurer sur ma santé mentale, non je ne traverse pas une phase de dépression. Je poste juste quand ça sort et après je reprends une vie normale…
08 décembre 2007
Londres, welcome to Hell !
Londres, c’est rien qu’une ville de capitalistes avides de consommation et de désirs futiles ! Alors moi, toujours soucieuses de m’intégrer du mieux possible à mon environnement, j’ai revêtu le costume de la parfaite consommatrice prête à affronter le grand déballage commercial de Noël.
Equipement : carte bancaire, sac, bouteille d’eau, mitaines de clown, bonnet de clown, écharpe (non, pas de clown).
Première étape, celle par laquelle tout touriste et londonien de base commence : Selfridges, sur Oxford Street. L’antre de l’Enfer… Tu vois les Galeries Lafayette la veille de Noël ? Bah là c’est pire. T’avise surtout pas de refaire ton lacet, la foule - genre troupeau de buffles assoiffé depuis 3 mois qui vient de repérer une mare d'eau - risquerait de te piétiner jusqu'à ce que mort s'en suive. Je cherche désespérément des idées de cadeaux de Noël, je mate les vitrines, je reluque les paniers des gens dans le magasin, je me perds dans les rayons. Rien.
Deuxième étape, celle par laquelle tous les gens friqués commencent : Harrods. Oxford Street, c'était la mise en bouche et t’aurais jamais cru ça possible. C’est l’expérience que tu ne fais qu'une fois dans ta vie et tu sais que tu ne recommenceras jamais. Un peu comme le saut en parachute, sauf que là t’as à peu près la moitié de la population européenne dans le dos. Je suis au bord de la crise d’asthme au rayon parfumerie, je rampe au rayon épicerie fine ("Non non, résiste à l’appel du chocolat !"), j’ai une attaque cardiaque au rayon sacs à main (non seulement c’est moche, mais en plus ça coûte 3 fois mon salaire mensuel). Et toujours rien dans le sac. Et surtout, *surtout*, pas question d’avoir envie de faire pipi ("Bouteille d’eau de meeeeeerdeuh !"), y’a la queue jusqu’à 2008 pour arriver au premier toilette.
Troisième étape, celle par laquelle toute personne moyennement fortunée se résout à passer : Marks & Spencer. Ouais bon, des fringues, des produits de beauté, de la bouffe. Des choses que tu achètes pour toi, pas pour offrir. Chou blanc.
Je lutte contre le vent, la pluie et la foule jusqu’au prochain métro. Fermé. Bordel, mais quelle idée de fermer une station de métro dans un quartier ultra touristique ? Je re-lutte contre le vent, la pluie et le mal de pieds qui, si ça continue, va finir par un écroulement juste là, sur le trottoir. Station suivante. Un ou deux changements. Débarquement à Waterloo où je loupe mon train de 3/10ème de secondes. Ouais, putains de kilos en trop... Je fais le pot de fleurs une bonne ½ heure, monte dans le train, somnole entre deux chapitre de l'autobiographie de Rupert Everett, change pour un bus, arrive chez moi. Douche, potage, un suppo et au lit.
Et si cette année on ne s’offrait pas de cadeaux de Noël ? En voilà une idée qu’elle est bonne !
06 décembre 2007
Clin d'oeil
Parce qu'aujourd'hui c'est la Saint Nicolas, parce que ça n'arrive pas tous les jours de retrouver un ancien compagnon de torture (et quelle torture !) qui a comme moi "décliné de chagrin", et parce qu'en plus j'ai eu droit à un gentil post sur son blog, j'aimerais exceptionnellement faire une petite dédicace :
Bonne fête Nico ! La "France de demain" ne s'en est finalement pas trop mal tirée, il faut croire !
Quant aux autres, profitez-en pour aller faire un tour par ici. Ca pourra pas vous faire de mal...
05 décembre 2007
No future ?
Ouaais, les jeunes ça fait rien qu'à rester chez leurs parents jusqu'à 30 ans, c'est que des feignasses qui veulent profiter de leur boniche gratuite gentille maman pour la lessive, le repassage, la cuisine et le ménage, pis ça fait des études jusqu'à au moins 25 ans, ça se rend pas compte que les études, ça coûte cher, et en plus ça fait rien qu'à sortir tout le temps et à pas prévenir quand ça reste pas pour le dîner, et j'vous jure, ça veut même pas nourrir le chat ou sortir le chien de temps en temps, ça monopolise aussi la voiture genre c'est urgent, ça peut pas faire 500 mètres à pieds ou prendre les transports en commun, ça reste des heures dans la salle de bain, c'est à peine si ça embrasse encore sa mère, ça reste planté devant la télé à regarder des séries à la con, ou alors ça squatte l'ordinateur pour discuter sur MSN quand papa veut faire ses comptes, et puis merde à la fin est-ce qu'on a trimé toutes ces années pour élever une génération de sangsues ??
Mais moi, ce que je vois quand j'imagine mon retour en France au mois de juillet, c'est que putain c'est dur d'être jeune adulte quand on gagne pas au moins 2 000 euros par mois et que par dessus le marché on a la malchance d'être célibataire. Parce que le prix moyen d'un 2 pièces potable, ça tape vite dans les 800 euros, et comment tu fais ta mère pour te payer ça avec un salaire autour de 1 300 euros (voire un peu plus si t'as du bol et moins si la vie t'en veux), avec les taxes et impôts divers et variés qui tombent régulièrement et te font pleurer le porte-monnaie? Alors ok, t'aurais peut-être pas dû acheter la Wii, les DVD, les cadeaux de Noël, les fringues et tout le tralala, parce que tu sais pas faire d'économies. Mais bon bien que tu aies un sens des priorités qui laisse un peu à désirer, c'est pas très normal de pas pouvoir trouver un logement décent à un prix décent. J'veux dire, tu peux toujours habiter à Bruxelles, t'auras le double de superficie pour moitié moins cher qu'à Paris, mais c'est pas forcément possible non plus, n'est pas belge qui veut, hein ! En plus maintenant que t'as franchi le cap fatidique du diplôme de fin d'études, que t'as arrêté de te pochetronner tous les jeudi, vendredi et samedi, que tu sors plus avec n'importe qui, que t'as fait le tri dans tes fréquentations et que t'as d'autres ambitions que de savoir si tu pourras dormir par terre sur le tapis du celui ou celle qui organisera la prochaine beuverie (parce qu'il n'y aura plus de beuveries de toute façon), tu mériterais bien un peu d'avoir une vie qui correspond à ton âge mental, l'âge de travailler, de te lever tôt et de faire un effort pour t'habiller comme un adulte.
Tout ça pour dire que dans quelques mois, si je n'arrive pas à trouver un job correct avant mon départ d'Angleterre, je vais remettre les pieds dans ma vieille chambre, en essayant de trouver un peu d'espace entre les affaires de ma mère et mes cartons de déménagement, et je vais me mettre à table avec les deux vieilles têtes qui m'ont fait grandir mais bon rien que d'y penser j'ai l'impression que Freddy Krueger est en train de me souhaiter bonne nuit, et pourtant c'est encore loin, j'ai le temps de me faire à l'idée, mais ça me stresse d'avance. Et peut-être aussi qu'il faudrait que j'arrête d'écumer les sites immobiliers qui me foutent le moral au 3ème sous-sol. Encore une chance que j'écoute pas Tokyo Hotel, je pourrais en plus être un cas désespéré...
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie ? J'étais censée régler la question pendant mon séjour ici, en fait. Le compte à rebours commence. Vite, une idée !!
Pour la peine, un petit bout de Katie Melua ne serait pas du luxe. Pour le moment, c'est le seul que je puisse t'offrir sans y laisser une boîte d'anti-dépresseurs.
Just Like Heaven - Katie Melua
En vrai, je suis pas aussi gravissime que ça... J'aime bien dramatiser...
04 décembre 2007
Cher Père Noël
Cher Père Nowel,
Je ne te demanderai ni iPod, ni iPhone, ni ordinateur portable, ni lecteur dvd pour les fêtes, contrairement à certaines de mes élèves dont la liste est déjà bien garnie de cadeaux hors de prix qu’elles soumettront bientôt à leurs parents.
L’année dernière, je t’avais demandé un boulot et un mari. Pour le boulot, tu as été assez efficace puisque mon contrat a été renouvelé. Pour le mari, j’attends toujours. D’où mes questions cette année : Est-ce que le mari était trop demandé ? Est-ce que c’était ou le boulot ou le mari ? Est-ce que si je demande juste le mari cette année, je n’aurai pas le boulot en juillet ? Non parce que je commence un peu à m’inquiéter, là…
Note, Père Nowel, que j’arrive parfaitement bien à me passer de mari hein ! C’est vrai, je suis indépendante financièrement, je sors, je vois du monde tout ça. Mais tu sais, quand je lis le soir dans mon grand lit et qu’au détour d’un regard je vois une place vide à ma gauche (car oui, je dors à droite), bizarrement je me dis que la vie pourrait être *un tout petit peu* plus agréable avec quelqu’un à mes côté.
Enfin bon je dis ça, je dis rien. C’est pas moi qui décide, après tout… Je ne vais pas me rouler par terre ni me mettre à genoux pour autant. Et je ne vais pas non plus courir le premier gueux venu dans un bar ou une discothèque. Manquerait plus que ça… J’ai encore ma dignité ! J’ai ma dignité et j’ai l’essentiel : la famille sera réunie autour d’une bonne table la veille et le jour de Noël. Difficile d’être exigeante quand certains n’ont pas le quart de ce je possède. Mais est-ce qu’un mari est vraiment une volonté superflue ? Hein ? Je te le demande !
Alors pour une fois réfléchis biiiiiiiieeeeen à ce que tu vas m’offrir cette année. Ma liste de l'année dernière est toujours d'actualité mais je n’ai pas de requête particulière sur le jour de réception du/des cadeau(x). Ni même le mois. Mais si ça pouvait se faire dans l’année, je te serais très reconnaissante.
Merki !
01 décembre 2007
Journée mondiale de lutte contre le Sida
En vrac :
Parce que chez nous on a pas vraiment d'excuse...
Et que chez eux on a pas vraiment le choix.
Et un film à voir : Les soldats de l'espérance